De la fantasy coréenne qui fait référence à Tolkien, ça ne peut qu’attirer l’attention. En plus, Le coeur des nagas, premier tome de L’oiseau qui boit des larmes fait partie de la short-list du Planète-SF (à découvrir ici si ce n’est pas déjà fait).

Imaginez un monde partagé par une frontière invisible enfouie au cœur d’une forêt profonde. La Ligne sépare les Nagas, qui renoncent à leurs cœurs pour devenir immortels, des autres peuples élus : les Rekkons, immenses hommes-coqs à la force herculéenne, les enjoués Tokkebis, capables de manipuler le feu pour créer des illusions en ammées, et les Hommes, éternellement divisés.
Dans cet univers où d’immenses poissons célestes abritent des cités effondrées, où des êtres-dragons peuvent se réveiller et des serpents communiquer à distance, un jeune Naga accepte une mission dont il ignore le sens. Il va devoir traverser la Ligne et gagner les périlleux territoires du nord.
Un Éclaireur, un Destructeur et un Sorcier sont désignés pour l’escorter. Mais seuls ceux qui connaissent les secrets du monde savent que ce quatuor improbable a entre les mains le destin de l’humanité.
Lee Young-Do est un auteur coréen, qui a déjà sorti une saga de fantasy à succès, Dragon Raja, qui n’a pas été traduite à ce jour. Le coeur des nagas est le premier volume de la saga L’oiseau qui boit des larmes, tétralogie dont le second volume sortira en octobre prochain.
L’objet livre est magnifique : il est publié chez Hachette Heroes, et traduit par Marion Gilbert. Je n’ai en revanche pas retrouvé le nom de la personne ayant réalisé la couverture.
Si vous me suivez depuis un moment, vous savez que je lis de moins en moins de fantasy et suis assez difficile sur le sujet. La référence à Tolkien faisait certes de l’oeil, mais je ne m’attendais pas à retrouver un texte de la même qualité, et fort heureusement pour mes attentes. Le style d’écriture de l’auteur n’a rien à voir, et m’a un peu déçue. Le phrasé est trop simple à mon goût et au final rien n’en reste en mémoire.
Parlons maintenant histoire : nous suivons 4 personnages, destinés à réaliser une quête. Trois d’entre eux, l’Eclaireur, le Destructeur et le Sorcier (respectivement Homme, Rekkon, et Tokkebi) sont chargés d’escorter un jeune Naga à un temple pour sauver le monde, et c’est tout ce que nous saurons de cette trame, le premier volume se concentrant sur leur voyage.
L’univers, pour ce que nous en voyons, est plutôt original : les nagas occupent la moitié du monde suite à une guerre passée, tandis que le reste du monde semble s’être réparti entre les Hommes, les Rekkons, et les Tokkebis. On en apprendra surtout sur les nagas dans ce tome, sortes d’hommes-serpents pratiquement immortels, vivant dans une société matriarcale aux complots en tout genre.
Le rythme est assez lent : toute la première partie est consacrée à la rencontre de la première partie du groupe et à la vie chez les Nagas, avant que tout le monde ne finisse par se retrouver pour entamer la longue marche vers le temple.
Je ne vais pas vous mentir : la proposition faite par Lee Young-Do avec Le coeur des nagas est intéressante et change clairement de la fantasy occidentale qu’on connait, mais il manque pour moi quelque chose pour m’attacher aux personnages et à l’histoire, et être vraiment convaincue. Ce premier volume de L’oiseau qui boit des larmes plaira cependant certainement plus à des personnes moins difficiles en fantasy.
D’autres avis : RSF Blog, Quoi de neuf sur ma pile, …