Anthologie Utopiales 2017

Pour une fois, le départ des Utopiales m’a motivé à lire rapidement l’anthologie, sous peine qu’elle ne reste traîner une éternité dans ma PAL. Le thème ? Le Temps !

L’anthologie démarre par un avant-propos très court, avant de passer aux nouvelles. La première, 43 200 secondes de Jean-Laurent Del Socorro, est aussi une de mes préférées. L’auteur nous raconte le combat d’une femme pour le droit à l’avortement, et le fait très bien. Petit plus ? Mettre en scène un couple lesbien. On voit pour le moment très peu ces couples en littérature, et c’est toujours une occasion de me réjouir.

Le texte suivant, La place d’une femme d’Emma Newman, nous parle de Sherlock Holmes et surtout de sa propriétaire, Madame Hudson. C’est une nouvelle, mais qui plaira probablement plus aux fans de Sherlock qu’à moi. Le recueil enchaîne sur une nouvelle d’Olivier Gechter, Huit siècles sur une échelle de temps. Ce texte de space-opéra est très intéressant, nous laissant voir une intrigue sur plusieurs siècles, et résolument optimiste. C’est ensuite au tour de Nabil Ouali avec Le sphincter de l’œsophage. Cette nouvelle est intéressante par sa thématique, mais son style très parlé me gêne un peu, même s’il est compréhensible de l’avoir choisi pour la nouvelle.

On change ensuite de pays avec la nouvelle de Hao Jingfang, Pékin Origami. L’auteur nous décrit une cité surpeuplée, répartie par couches. L’idée est intéressante, mais j’avoue être un peu passée à côté. Je pense que ça me parlerait plus dans un roman permettant plus de développement. Avec Les Anges Tièdes d’Estelle Faye, on passe en mode réalité virtuelle ! Le texte est chouette, mais comme pour d’autres nouvelles, je le préférerais plus développé. L’univers est intéressant et me donne envie d’en savoir plus.

Le recueil passe ensuite au texte d’Ariane Gélinas, Les cristallines. Ici le texte est intéressant avec les implants cristals m’intriguent, mais je n’ai pas réellement l’impression que la nouvelle se suffise à elle-même. Les arbres sont des gens comme les autres, de Timothée Rey, m’a beaucoup plu. Je découvre son univers avec cette nouvelle, et personnellement, l’idée d’être implantée dans un arbre pour aller dans l’avenir me plaît beaucoup (et la chute m’a beaucoup surprise !). La nouvelle de Michael Moorcock, Les oiseaux lunaires, est sympathique, mais m’est malheureusement sortie de l’esprit à peine lue.

On passe ensuite à un texte qui n’est pas une nouvelle, mais un poème, de Guy Gavriel Kay. J’en ai apprécié l’écriture et la thématique arthurienne, mais il me manque un petit plus. D’ailleurs, on reste dans l’ambiance arthurienne avec L’Île close de Lionel Davoust, qui imagine les personnages arthuriens condamnés à revivre éternellement leur histoire. L’idée est sympathique, mais la chute m’a un peu échappée. Enfin, le recueil s’achève avec Le gnome qui voulut être une fée, d’Audrey Alwett, et avouons-le, un autre coup de cœur. J’aime beaucoup cette atmosphère de petits êtres féériques qui ne le sont pas tellement, et ai été bluffée par la chute.

En conclusion ? Ce recueil est résolument sympathique, et j’en sors même avec deux nouvelles coup de cœur : celle de Jean-Laurent Del Socorro, et celle d’Audrey Alwett. La majorité des autres textes m’ont plu également, même si je crains de ne pas les garder longtemps en mémoire, et il semble que certaines nouvelles me soient passées au-dessus. Au final, pour une non-fan de nouvelles, c’est un très bon score !

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