Chiens de guerre, Adrian Tchaikovsky

Après le coup de cœur qu’avait été Dans la toile du temps, premier roman traduit d’Adrian Tchaikovsky, difficile de résister à la tentation de Chiens de guerre, sorti en 2019 aux éditions Denoël !

Chiens de guerre d'Adrian Tchaikovsky

 

Je m’appelle Rex. Je suis un bon chien.
Rex est un bon chien. C’est un biomorphe, un animal génétiquement modifié, armé de fusils-mitrailleurs de très gros calibre et doté d’une voix synthétique créée pour instiller la peur. Avec Dragon, Miel et Abeilles, son escouade d’assaut multiforme, il intervient sur des zones de combat où les humains ne peuvent se risquer.
Rex est un bon chien. Il obéit aux ordres du Maître, qui lui désigne les ennemis. Et des ennemis, il y en a beaucoup. Mais qui sont-ils réellement ? Se pourrait-il que le Maître outrepasse ses droits ? Et si le Maître n’était plus là ?
Rex est un bon chien. Mais c’est surtout une arme de guerre hautement mortelle. Que se passerait-il s’il venait à se libérer de sa laisse ?

Dans un futur proche, l’humanité est en guerre et a créé des biomorphes, animaux augmentés conçus pour la guerre. Rex est l’un d’entre eux, un chien augmenté pour la guerre, qui fait partie d’une “meute” composée d’Abeilles, une nuée de drones, de Miel, ourse augmentée, et de Dragon, snipper. Nous suivrons principalement le point de vue de Rex, et on peut clairement dire que le point de vue d’un chien, même augmenté, est assez étrange, tant la compulsion d’être “un bon chien”.

Malgré ça, on s’attache très vite à cette petite escouade de guerriers, et j’ai pour ma part suivi avec une grande attention l’évolution de la meute, et plus particulièrement celle de Rex. Lorsque la voix du Maître disparaît, qui peut dire à Rex quoi faire, et s’il est toujours un “bon chien” ? C’est l’occasion pour la meute de découvrir le monde au-delà de la guerre, et de dépasser petit à petit les modifications génétiques des humains.

On assiste en effet à l’évolution des biomorphes, qui acquièrent la conscience de ce qu’ils sont : des armes de guerre. Devraient-ils être au chose, en ayant conscience de leurs actes ?

Adrian Tchaikosvky s’interroge sur les manipulations génétiques et sur leurs nécessités, et surtout de la naissance d’une conscience. Les personnages sont attachants, l’écriture directe, les thèmes passionnants, et le tout fait de Chiens de guerre un très chouette roman.

D’autres avis : Xapur, Lorhkan, Ombres Bones, Apophis, …

15 commentaires

    1. Ah je ne connais pas ce livre d’Olivier Paquet, mais vu le résumé, ça y ressemble en tout cas ! Si tu as envie de tenter du Tchaikovsky, tu peux peut-être essayer avec Dans la toile du temps sinon ?

  1. Plus ça va et plus je me dis que c’est avec celui-ci que je découvrirai l’auteur, one-shot et bonne lecture sont deux grandes qualités. Quand par contre, ça reste à définir. ^^

  2. J’ai très envie de lire Dans la toile du temps du même auteur !! je l’ai dans la PaL, mais en VO :-/ pas sûre d’avoir le courage de m’y lancer dans un futur proche du coup, vu que c’est un pavé en plus… celui-ci est plus court mais m’attire peut être un peu moins.

  3. J’ai assez envie de le lire et je suis ravie de voir que tu en dis du bien. Disons que ce qui me retient, c’est la peur d’avoir trop de peine pour ce chien s’il croit un jour être un mauvais chien, ou de lire un truc horrible sur un animal qui souffre… (Et le nombre de livres à lire que j’ai déjà, évidemment…)

    1. Ah je vois le problème. Effectivement, ça peut te gêner dans ce roman. Dans la toile du temps est peut-être plus adapté pour toi 🙂

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