La brume l’emportera fait partie de ces romans que je n’aurais probablement pas lu sans la blogosphère : mais à l’occasion de sa sortie poche, c’était le moment ou jamais de me lancer à la découverte de cet auteur.

Un matin, la brume est apparue à la surface de l’océan. Montant chaque jour un peu plus, inexorablement, elle engloutit le monde et dissout tout ce qu’elle touche. Les rescapés survivent en gravissant les montagnes, aussi haut qu’ils le peuvent. Le berger Keb Gris-de-pierre est de ceux-là. Il a déjà tout perdu lorsqu’il rencontre Maramazoe, redoutable guerrière du peuple des mers, devenue paria. Bien qu’issus de peuples ennemis, tous deux sont contraints de s’allier pour échapper à la brume, trouver des réponses sur son origine… et, peut-être, le moyen de la dissiper.
Stéphane Arnier n’est pas un auteur que je connaissais jusque-là : probablement car, sauf erreur de ma part, sa précédente saga, Mémoires du grand Automne, a été publiée en auto-édition, or ce n’est pas un univers que je côtoie.
Dans La brume l’emportera, nous suivons deux personnages que tout oppose : Keb Gris-de-Pierre, qui a perdu sa femme et son enfant à naître à l’arrivée de la brume, et Maramaroe, guerrière du peuple des mers. Les deux peuples sont ennemis, et rien ne les prédestine donc à se rencontrer.
Sauf que, quelques temps plus tôt, la brume est apparue de l’océan, engloutissant tout ce qu’elle touche et continuant inexorablement sa route, décimant villes, villages, forêts, sans distinction de peuples. Les seuls survivants ? Ceux qui sont suffisamment en hauteur et qui grimpent dans les montagnes sans relâche, comme le font nos deux protagonistes. Pour survivre, ils devront s’allier….
Keb est un berger particulièrement attachant : il a perdu tout ce qu’il connaissait, et pourtant, ne semble pas prêt à mourir, et continue à lutter tant bien que mal, malgré son chagrin. Il aspire à une vie simple, retrouver sa femme et son enfant. En face, Maramaroe, une guerrière bannie de son clan, prête à tout pour arrêter la brume.
La brume semblerait contenir une réminiscence du passé, et dès lors, nos deux héros vont s’affronter : Keb rêve de retrouver sa vie, tandis que Mara veut la dissiper, arguant qu’apprendre du passé, et des erreurs, est indispensable.
Ce roman de Stéphane Arnier n’est pas un roman d’action, mais pousse plutôt à la réflexion, sur le deuil, le passé. Nous vivons tous des épreuves difficiles dans nos vies : quel choix ferions-nous si on pouvait revenir en arrière ? Retourner dans le passé, ou accepter ce que les épreuves ont fait de nous ? La brume l’emportera est un véritable roman philosophique qui vous bouleversa et que je recommande sans réserve.
D’autres avis : Baroona, L’ours inculte, Sometimes a book, Boudicca, ….
Je ne sais pas si j’ai déjà lu un roman à la fois aussi plaisant et aussi riche sur la question du deuil. Quel livre ! Ravi qu’il t’ait plu. Kiza pe !
Il me semble que Kraa est pas mal aussi sur cette thématique, non ? Et oui il est excellent !
C’est un peu plus sur la vie et la mort en elle-même que sur le deuil je dirais, mais c’est vrai que ça reste dans l’esprit. Et surtout ce sont deux livres tout aussi excellents qui parle de thèmes difficiles de manière abordable et non déprimante, c’est fort.
Tout à fait ! Bizarrement moi je ressens plus ça sur le deuil que la vie et la mort, mais je comprends.
Très beau sujet!! Merci de me rafraîchir la mémoire. Je n’avais aucun souvenir d’avoir lu la chronique de Baroona.
Je l’ai réservé à la médiathèque!! Youpi!!
Je t’en prie, c’est vraiment un très beau texte ! J’espère qu’il te plaira !
Ha ben c’est la première chronique que je lis et qui me fait dire que ce livre pourrait être totalement ma came.
Et bien tu m’en vois ravie !
Pareil que Tigger Lilly, tu me le vends bien alors que jusque là il m’attirait pas plus que ça ^^
Parfait ! En plus il est en poche, pas d’excuse !
”Trois nuits”,son nouveau roman. J’espère bientôt dans les bibliothèques.
Croisons les doigts pour !
Tu me le fais découvrir et je suis bien curieuse, je me le note.
Cool, j’espère qu’il te plaira autant qu’à moi !