La sorcière et le cygne, de Patricia McKhilip

Je l’avoue honteusement, Patricia McKhilip m’était jusque là totalement inconnue. Ceci dit, elle a été assez peu traduite en France, et son dernier roman qui est parvenu ici l’a été en 2003. Toujours est-il que ce petit roman traînait depuis un moment dans ma PAL, allez savoir pourquoi.

Ici, nous ne sommes pas vraiment de la fantasy classique, pure et dure, avec des chevaliers, un orphelin, et une quête fantastique. Non, ce roman est plus proche du merveilleux, puisque notre héros, Corleu, fou amoureux de Tiel, se retrouve malencontreusement dans la Maison Noire qui abrite le Roi d’or, qui lui, n’est pas prêt de le laisser partir comme ça, ça non. Et le voici embarqué pour toute une série de quêtes aux aspects plus ou moins divins, puisque le Roi d’Or fait en fait partie d’une constellation.

On fait aussi très vite connaissance avec Nyx Ro, la sorcière des marais, qui si au départ m’est apparue comme un personnage assez banal dans son rôle de “méchante sorcière”, s’est avérée passionnante par la suite. Corleu incarne beaucoup plus le personnage rêveur et dans la lune, que l’on n’imagine pas franchement en héros.

Vous l’avez peut-être déjà compris, ce roman m’a séduite. Le début est un peu confus, mais on a des personnages travaillés, une belle histoire, de la romance bien niaise, et on s’amuse bien. S’il faut un petit reproche puisqu’il en faut toujours un peu, tout de même, c’est que l’univers n’est pas autant développé qu’il le pourrait. Toute l’action ou presque se situe au château, et on ne voyage pas vraiment. De même, on ne peut que deviner toutes les légendes enfouies dans l’histoire, et peut-être les découvrir dans d’autres textes de l’auteure.

En tout cas, ce sera pour moi un plaisir de retrouver la plume sympathique de Patricia McKillip à l’occasion. Un petit extrait pour la peine ?

“Qu’est-ce qui te plait en elle?”
“Rien, a l’exception de ses auriculaires, de la couleur qu’ont ses yeux sous la pleine lune, de la façon dont sa bouche se plisse autour de certains mots. Mon nom, par exemple. Je suis bouleversé quand je l’entends rire, ce qu’elle a fait il y a trois ans. C’est un doux gloussement estival qui rappelle les merles perches dans les églantiers. Il y a sa beauté, mise en valeur par une robe verte. Ses attitudes, qui me font penser à un prédateur aux aguets. Lorsqu’elle lit, les phrases qu’elle prononce sont des bouffées d’un parfum enivrant.”

2 commentaires

  1. Faudrait que je le lise celui-là, j'ai toujours bien aimé ce qu'écrivait cette auteure ^^. De mémoire La sorcière de la forêt d'Eld était plutôt chouette.

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