Amours au temps du communisme, de Bessa Myftiu

 

Auteur : Bessa Myftiu
Editeur : Fayard – Parution : Janvier 2011
ISBN : 9782213655819 – Prix : 18,50 €

 

A propos de l’auteur

 

Docteur en Sciences de l’éducation, Bessa Myftiu est poète, traductrice, scénariste et romancière. Née à Tirana, elle habite aujourd’hui en Suisse, où elle enseigne à l’Université de Genève. Elle a choisi le français pour langue d’écriture.

 

Quatrième de couverture

Se coincer la verge dans la fermeture éclair de son pantalon et y voir un avertissement divin en faveur de l’abstinence, faire prescrire des antibiotiques à son chat en prévision de son propre avortement, réciter des vers passionnés d’Ismaïl Kadaré au milieu des chansons d’Abba, aller acheter un mouton pour un repas de fête et tomber nez à nez avec un char d’assaut soviétique… Telles étaient les petites ou grandes mésaventures auxquelles s’exposaient les jeunes gens amoureux, en Albanie, au temps du communisme.Légendes et superstitions d’un autre âge, structure patriarcale archaïque et intransigeante morale du progrès socialiste, finalement tout se confondait pour produire les mêmes préceptes : arriver vierge au mariage (pour les filles), éviter les mésalliances (pour les garçons), suivre les recommandations de ses parents plutôt que les élans de son cœur (dans tous les cas).

 

Ressenti

 

Construit en trois parties, ce roman nous raconte les premières amours de trois filles albanaises, coincées à l’aéroport, pour se rendre au mariage de leur amie commune.

Tout d’abord, on se retrouve clairement dans un environnement inconnu, celui de de l’Albanie, où les femmes ont moins de liberté, et dans un pays communiste. La première des trois filles a été mariée, et a un fils. Elle tombe amoureuse d’un homme qui ne pourra jamais se marier avec elle, femme impure, puisque n’étant plus vierge. Son histoire est assez triste, même si au final, cette partie est pleine de rebondissements, et c’est l’occasion d’en savoir un peu plus sur le contexte.

Les autres parties sont également intéressantes, la seconde notamment est pleine d’humour, et c’est au final un roman joyeux, qui se lit facilement et qui traite un peu des pays de l’est et de leur culture.

2 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *