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Archives de l’exode, Becky Chambers

Vous le savez si vous me suivez depuis un moment, L’espace d’un an de Becky Chambers, son premier roman et premier volume de la trilogie Les Voyageurs, a été un vrai coup de cœur pour moi. Libration l’avait été un poil moins, mais pas assez pour m’empêcher de finir cette trilogie avec Archives de l’exode, paru en octobre dernier aux éditions L’Atalante.

Archives de l'exode, Becky Chambers

La Flotte d’exode est un trésor vieillissant, témoin de la volonté humaine de disséminer ses enfants et sa culture à travers les étoiles. Singulière au sein de la communauté galactique, peu la rejoignent et beaucoup la quittent. Dans les couloirs de ces vaisseaux naissent, vivent et meurent les spatiaux.
Une ethnologue à tentacules, un homme rêvant d’intégrer la Flotte, un adolescent de s’en aller, une archiviste vieillissante qui a connu l’époque où les Humains étaient des parias, une soignante affectée aux soins des morts, et Tessa, sœur d’Ashby, le capitaine humaniste de L’Espace d’un an.
Autant de voix qui, humaines ou non, nous racontent le sentiment d’appartenance à un groupe, le besoin central de trouver une place, dans la galaxie ou dans les cœurs. Des gens ordinaires ; des vies ordinaires : uniques et précieuses.

Dans La flotte de l’exode, ne cherchez pas de lien avec les autres tomes de la trilogie : nous sommes dans le même univers est l’un des personnes principaux est la sœur d’un personne du premier tome, mais c’est à peu près tout.

Ici, nous sommes en immersion dans la Flotte d’exode, constituée de plusieurs vaisseaux anciens, et surtout d’une communauté bien particulière, où tout (ou presque) est partagée, le bien propre n’existant quasiment plus. Tout est recyclé dans la flotte, jusqu’aux cadavres qui deviennent engrais pour les cultures, et on imagine bien que cette communauté n’est pas vraiment intégrée dans ce monde.

Les humains qui la constituent sont les descendants des pionniers, qui ont fui la Terre détruite, et font survivre la Flotte uniquement grâce à l’aide des civilisations extraterrestres.

Nous avons l’occasion de découvrir cette communauté à travers plusieurs points de vue : un humain venant de colonie qui souhaite intégrer la flotte, une archiviste, une soignante qui s’occupe des morts, et enfin une extraterrestre ethnologue en visite. A travers eux, on voit aussi bien les bons comme les mauvais côtés de cette flotte humaniste, notamment, la difficulté d’y intégrer des étrangers.

Le “problème” de ce roman, c’est qu’il ne possède pas réellement d’intrigues, mais aussi qu’il soit un peu trop bisounours à mon goût. Les êtres humains qui peuplent la Flotte semblent tous être merveilleux et sympathiques, mais où sont les salauds et les méchants ?

 Cet état de fait n’est pas nouveau dans les romans de Becky Chambers, mais m’a un peu plus gêné sur La flotte de l’exode. C’est en tout cas la conclusion de cette trilogie, et ça ne m’empêchera pas de continuer à lire cette autrice.

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shaya

14 réflexions sur « Archives de l’exode, Becky Chambers »

  1. “Le “problème” de ce roman, c’est qu’il ne possède pas réellement d’intrigues, mais aussi qu’il soit un peu trop bisounours à mon goût. Les êtres humains qui peuplent la Flotte semblent tous être merveilleux et sympathiques, mais où sont les salauds et les méchants ?” -> ben en fait ça m’attire XD Ca fait du bien des fois les livres sans méchants et j’aime beaucoup les livres à la narration faible, pour peu que l’univers soit bien construit of course.

    1. Vive la gentillesse. Ça a de quoi me plaire pour peu que j’arrive à rentrer dedans, auquel cas je pense pouvoir passer outre le manque d’intrigue. Enfin, d’abord je compte lire “L’Espace d’un an” cet été. Si ça se passe bien, celui-ci sera sûrement tenté un jour. ^^

    2. Je suis totalement d’accord avec toi xD et j’ai beaucoup aimé les deux premiers, après est-ce que je me suis lassée ou est-ce que ce n’était tout simplement pas le bon moment….

  2. C’est le premier roman de Becky Chambers que j’ai lu et j’avoue avoir été déçu, pour les mêmes raisons que toi (bisounours et absence d’intrigue forte). Ça m’a un peu échaudé pour les deux précédents volumes de la trilogie. En revanche, je ne suis pas loin d’avoir adoré la novella “To Be Taught, If Fortunate” : de l’exploration spatiale, des personnages plus réussis, un aspect doux-amer plutôt réussi…

    1. Ce n’est peut-être pas le meilleur pour démarrer avec cette autrice, personnellement j’avais adoré L’espace d’un an qui m’a semblé beaucoup plus riche niveau univers même si côté intrigue c’est faible. Je note la novella, je ne la connais, merci !

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