Dix jours sans écrans, Sophie Rigal-Goulard

La maîtresse de Louis et de Paloma a proposé  un défi à la classe de CM2 : tenir dix jours, sans écrans ! Fabuleux pour Paloma, désastreux pour Louis. Comment se passer de consoles, ordinateurs, tablette, télévision, aussi longtemps ?

Louis et ses amis décident très vite d’organiser un groupe de résistance : hors de question d’abandonner tout ça ! Mais pour la petite fille (et pour la classe), le défi est relevé !

Sophie Rigal-Goulard a choisi de traiter ici un sujet passionnant, à savoir l’addiction aux écrans. Si vous y réfléchissez un instant, bien nombre d’entre eux sont devant en permanence ou presque : pc, téléphone portable, tablette, console, tout est bon !  Cependant, on le sait depuis longtemps, être trop longtemps devant un écran est nuisible, et encore plus pour les plus jeunes, qui sont déjà bien entourés par nos propres écrans….

Utiliser deux personnages bien différents est très intéressant : on peut ainsi l’évolution de Louis et des autres enfants, qui, avec le soutien familial, vont dans leur intégralité avoir du mal à se séparer de leurs écrans chéris….. L’auteur démontre également l’isolement que peuvent créer les écrans : plus facile de faire du lien social en faisant des parties de foot qu’en étant scotché devant une télévision ou une console !

Si le thème du roman aurait pu en faire un coup de coeur (oui, il vous parlera aussi à vous autres adultes !), la forme ne suit pas complètement. Paloma et Louis écrivent un chapitre sur deux, mais tous deux en utilisant la première personne. Si un lecteur expérimenté comprendra facilement qui parle et le fonctionnement, je ne suis pas certaine que la tranche d’âge à laquelle le roman se destine comprenne….. Rajouter le nom du personnage qui parle dans le chapitre au début aurait été un vrai plus.

Pour cette raison, ce roman est très bien pour les enfants à partir de 10 ans, et même un peu plutôt pour les bons lecteurs.

Et vous, vous tiendrez dix jours sans écrans ?

2 commentaires

  1. Pour répondre à ta question : en vacances oui, avec la vie quotidienne non.
    Je suis toujours très méfiante à l’égard de livres qui critiquent l’addiction aux écrans car on a souvent l’impression que l’écran devient l’ennemi à abattre alors que clairement à notre époque il est impossible de s’en passer et ce qu’il faut surtout c’est trouver un équilibre. De plus les écrans servent aussi à créer du lien social, n’en déplaisent à certains.
    Qu’en est-il de ce livre ?

  2. Il est plus axé sur le côté “trop d’écrans” en fait. Par exemple, on va avoir à travers un exemple d’élèves, une critique des familles qui mangent en regardant la télévision, et qui finalement, vivent ensembles sans vraiment l’être. Je le vois plus comme un rappel que même si effectivement les écrans sont aujourd’hui indispensables au quotidien, ils ne doivent pas non plus prendre toute la place, et encore plus pour les plus jeunes 🙂

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