Ethan d’Athos, Lois McMaster Bujold

Ethan d’Athos fait partie de la saga Vorkosigan (huitième volume), mais il s’agit cependant ici d’un volume indépendant. Nous restons dans le même univers, mais à l’exception d’Elli Quinn, nous ne retrouverons aucun personnage de la saga. Il est à noter qu’il a été réédité par J’ai Lu, se trouve dans l’intégrale 3, et que son titre a vaillement résisté au changement !

Lois McMaster Bujold place son intrigue sur une planète bien étrange, Athos, où les femmes sont exclues. En effet, la colonie athosienne a été fondée par un groupe de d’utopistes homosexuels estimant que les femmes sont corrompues et dangereuses. Pourquoi ? Nous n’en saurons rien. Probablement encore la faute d’Eve. Toujours est-il que sur cette planète, la société se compose uniquement d’hommes, et pour se reproduire, utilise des cultures ovariennes venus en même temps que les fondateurs de la colonie.

Cependant, le matériel d’ovules n’est pas infaillible et vieillit, mettant en péril Athos. Le gouvernement charge donc Ethan Urquhart, docteur chargé de surveiller le développement des foetus et de les mettre au monde, d’aller acheter de nouveaux matériaux, sur d’autres mondes, et de les ramener chez lui.

Le problème ? Ethan est intimement persuadé que les femmes sont le diable incarné. Or sa mission se déroule sur d’autres mondes, où, comme on a pu le voir dans d’autres volumes de la saga Vorkosigan, les femmes occupent toutes les positions, à l’égal des hommes. Notre héros est de plus d’une naiveté touchante, et bien inexpérimenté.

Sa mission paraît simple, mais le docteur va bien vite se retrouver embarqué dans une sombre enquête sur la génétique, et croiser le chemin d’Elli Quinn, jeune soldat à qui Miles Vorkosigan a offert une reconstruction faciale, lui donnant ainsi une beauté fatale. Nos deux héros vont devoir faire équipe….

Ce roman, à l’instar du reste de la saga, est plein d’action et passionnant à la lecture. Il est très difficile de ne pas s’attacher à Ethan, qui va devoir remettre en question bon nombre de choses, à commencer par sa vision de la femme. Il est également très agréable de retrouver notre mercenaire Elli Quinn, dans ce rôle de “garde du corps” du docteur accoucheur. Les rôles sont inversés, et le côté médical donne matière à réfléchir. L’être humain artificiel, l’avenir d’ici quelques siècles ?

Ce roman est chroniqué dans le cadre du challenge Summer Star Wars III du RSF Blog, et du challenge Summer Short Stories of SFFF de Xapur, avec 256 pages !

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