Love & Pop, de Ryu Murakami

 

Auteur : Ryu Murakami – Traducteur : Sylvain Cardonnel
Editeur : Picquier – Parution : Août 2011
ISBN : 9782809702842 – Prix : 7 €

A propos de l’auteur

Ryū Murakami, de son vrai nom Ryūnosuke Murakami, né le 19 février 1952 à Sasebo (Préfecture de Nagasaki) est un écrivain et cinéaste japonais (sans lien de parenté avec Haruki Murakami).

Il est le prolifique auteur d’une trentaine de livres dont les plus célèbres sont ses premiers romans, Bleu presque transparent (prix Akutagawa en 1976, vendu au Japon à un million d’exemplaires en six mois), qui retrace quelques jours de la vie d’un groupe d’adolescents, entre sexe, drogue et rock, Les Bébés de la consigne automatique (1980) et Parasites. Il a également reçu le prix Yomiuri en 1998 pour Miso Soup.

Résumé

Murakami étudie ici une forme de prostitution propre au Japon, à savoir des rendez-vous galants rémunérés, ou une forme de téléphone rose, abondamment pratiquée par les adolescentes.

Ressenti

“Tu m’aimes combien ?” Voilà comment on pourrait décrire en premier lieu cet ouvrage très particulier.

Nous sommes avec Yoshii Hiromi, adolescente japonaise, issue d’un milieu moyen. Sauf que notre jeune fille veut s’offrir une bague, une topaze, sans en avoir l’argent. Le moyen idéal pour une jeune japonaise de se faire un peu d’argent rapidement ? Des rendez-vous rémunérés. Peut-on réellement qualifier ça de prostitution ? La question est difficile, d’autant plus que certains cas, il s’agit “simplement” de tenir compagnie à un homme, autrement dit, pour lui d’acheter l’affection d’une fille.

Peut-on vraiment dire qu’il s’agit d’un roman ? A mes yeux, il s’agit plus d’une sorte d’étude que l’auteur a faite et romancée ensuite. La forme est en conséquence très étrange, puisqu’il n’a pas hésité à mêler des morceaux de conversations externes à l’histoire, des conversations téléphoniques, comme un chapitre des annonces laissées par les hommes.

Un petit roman dépaysant ? Totalement. Mais aussi qui pousse à la réflexion malgré sa forme étrange. Une belle première découverte pour moi de cet autre Murakami !

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