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Journal d’un AssaSynth, tomes 1 à 3 de Martha Wells

A la base, la série des Journal d’un AssaSynth ne m’intéressait pas trop, à cause de la taille de chaque épisode. Vous le savez, je ne suis pas très branchée novella, et même si la saga était acclamée par les copain.e.s blogopotes, j’avais passé mon tour. C’était sans compter le premier volume exposé bien en vue dans ma médiathèque, accompagné du sticker « Coup de coeur ».

« J’aurais pu faire un carnage dès l’instant où j’ai piraté mon module superviseur ; en tout cas, si je n’avais pas découvert un accès au bouquet de chaînes de divertissement relayées par les satellites de la compagnie. 35 000 heures plus tard, aucun meurtre à signaler, mais, à vue de nez, un peu moins de 35 000 heures de films, de séries, de lectures, de jeux et de musique consommés. Comme impitoyable machine à tuer, on peut difficilement faire pire. »

Et quand notre androïde de sécurité met au jour un complot visant à éliminer les clients qu’il est censé protéger, il ne recule ni devant le sabotage ni devant l’assassinat ; il s’interpose même face au danger, quitte à y laisser des morceaux.

Martha Wells signe avec cette série un récit tout en ironie et en sensibilité sur l’éveil à la conscience et l’exercice du libre arbitre.

En plus d’avoir le premier tome Journal d’un AssaSynth, Défaillances système, à portée de main, Martha Wells rentre parfaitement dans mon auto-challenge 2021, autrice primée jamais lue jusque-là, puisque ce dernier a reçu les prix Hugo, Nebula, et Locus du meilleur roman court, en 2017/2018.

Le narrateur de Journal d’un AssaSynth est un androïde à base biologique, sans genre ou sexe biologique, dédié à la sécurité …. et qui a piraté son module superviseur pour avoir accès au libre arbitre. Dans le premier opus, cet accès à la liberté ne semble pas récent, mais notre androïde appartient tout de même à une société et doit donc tout faire pour cacher sa liberté.

Notre androïde est à mourir de rire : forcément pourvu.e de capacités bien supérieures à celles d’un humain, le personnage doit protéger ses client.e.s, même si iel désapprouve leurs décisions. Comme il s’agit d’une sorte de journal uniquement destiné au lecteur ne se gêne pas pour faire des réflexions, râler sur les humains qui voudraient sociabiliser avec l’androïde, qui prennent des décisions sans l’écouter, lui, l’expert.e en sécurité. Iel est cynique, et j’adore ça. Cependant, AssaSynth n’est pas que ça, non, nous avons également affaire à un.e accro aux séries télévisés, et surtout à une IA qui apprend l’empathie. Finalement, ils ne seraient pas si stupides que ça tout ces humains ?

Les trois novellas lues ici sont excellentes : c’est de l’enquête, de l’action, des réflexions humouristiques (ou pas) sur le libre arbitre, sur ce qu’est-ce qu’on peut bien faire quand on est libre, et qu’on ne nous a jamais posé la question auparavant ? Fans de thrillers et de SF, vous devriez apprécier autant que moi Journal d’un AssaSynth (et pas d’excuse sur le temps de lecture, ça se lit vite !)

shaya

9 réflexions sur « Journal d’un AssaSynth, tomes 1 à 3 de Martha Wells »

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