La solitude du docteur March, de Géraldine Brooks

 

Auteur : Geraldine Brooks – Traducteur : Isabelle-D Philippe
Editeur : Belfond – Parution : Septembre 2010
Prix : 20.50 € – ISBN : 9782714445872

A propos de l’auteur

Née en Australie, Géraldine Brooks vit aujourd’hui aux Etats-Unis sur l’île de Vineyard (Massachusetts).
Correspondante de guerre pour le Wall Street Journal pendant quatorze ans, elle a couvert des combats en Bosnie, en Somalie et au Moyen-Orient. Une incarcération dans les geôles nigériennes la pousse à abandonner le journalisme. Elle se consacre alors à la rédaction de son premier roman, 1666 (Calmann-Lévy, 2003 ; 10/18, 2004). Après Le Livre d’Hanna (2008 ; Pocket, 2010), La Solitude du docteur March, qui a reçu le prix Pulitzer en 2006, est son deuxième roman à paraître chez Belfond.

Résumé

Nous sommes au début de la guerre de Sécession, en 1861. Nous suivons les pas du docteur March, père de quatre filles, comme aumônier. C’est son histoire qui va nous être révélée, ce qu’il a vécu pendant cette année loin de sa famille.

Ressenti

Le thème de la guerre de Sécession est un sujet que j’ai rarement trouvé dans les romans, et que j’ai beaucoup apprécié. On est directement confronté à l’opinion de March sur l’esclavage, à la condition noire de l’époque, et surtout, à ceux qui voulaient à tout prix garder leurs esclaves.

C’est très intéressant de lire toutes ses opinions. Bien évidemment, notre bonhomme est le père absent du roman de Louise May Alcott, “Les quatre filles du docteur March“, et c’est assez sympathique de retrouver cette famille, de savoir ce qui est arrivé à ce personnage.

La mère des filles, qui paraît plutôt parfaite dans le roman, est ici vue sous l’oeil de son époux, et on a donc un personnage bien plus profond et attrayant. Il est aussi très intéressant de voir l’évolution du personnage de March par rapport à ce qu’il était avant.

Cependant, bémol il y a, et ici c’est la manie qu’a l’auteur de changer assez brusquement d’époque sur certains chapitres, et parfois même de personnage. Et il est assez déplaisant de passer du point interne d’un personnage à un autre point de vue interne sans une quelque indication de l’auteur.

Ce petit défaut est vraiment dommage, parce qu’autrement, le roman est vraiment prenant, et m’a bien donné envie de relire “Les quatre filles du docteur March“, pour la peine ^^

Un grand merci à Babelio et aux éditions Belfond pour cette découverte.

Un commentaire

  1. Aïe, ce genre de bond dans le temps sans prévenir est toujours rédhibitoire pour moi. Dommage car si je n'avais pas été attirée par ce livre lorsque j'ai lu un autre avis (dans un magazine, je crois), je l'étais en lisant le début de ton avis. En plus, j'adore les quatre filles et ce qui touche à l'Histoire des Etats-Unis

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