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Quitter les monts d’Automne d’Emilie Querbalec

Quitter les monts d’Automne d’Emilie Querbalec est un roman dont j’ai beaucoup entendu parler à sa sortie, mais il faut bien avouer qu’il est assez rare pour moi d’acheter un grand format, si je ne connais pas déjà l’auteurice. Il est à présent en poche, et c’était l’occasion pour moi de tenter ma chance !

Recueillie par sa grand-mère après la mort de ses parents, Kaori vit dans les monts d’Automne où elle se destine à être conteuse. Sur Tasai, comme partout dans les mondes du Flux, l’écriture est interdite. Seule la tradition du « Dit » fait vivre la mémoire de l’humanité. Mais le Dit se refuse à Kaori et la jeune fille se voit dirigée vers une carrière de danseuse. Au décès de sa grand-mère, Kaori hérite d’un rouleau de calligraphie, objet tabou par excellence, dont la seule détention pourrait lui valoir une condamnation à mort. Pour percer les secrets de cet objet, mais aussi le mystère qui entoure la disparition de ses parents, elle devra quitter les monts d’Automne et rejoindre la capitale.

Un des principaux « reproches » fait à Quitter les monts d’Automne, c’est son lenteur et son rythme. On ne peut pas le nier, Emilie Querbalec prend son temps pour nous raconter l’histoire de Kaori et sa quête de compréhension du mystérieux rouleau, mais ce point n’a pas été trop gênant pour moi. Kaori a réussi à m’entraîner avec elle dans son histoire, même si certains passages étaient effectivement un peu lents.

Kaori, c’est une jeune orpheline élevée par sa grand-mère, qui n’a aucun souvenir de sa vie avant ses 5 ans, qui aurait dû être conteuse, et se retrouve danseuse. Dans cette société, l’écriture est interdite et a laissé sa place à l’art oral, les conteurs seuls permettant de transmettre la mémoire à travers leurs histoires. A la mort de sa grand-mère, notre jeune danseuse hérite d’un rouleau interdit, et va tenter de comprendre pourquoi.

Quitter les monts d’Automne, voilà ce que doit faire Kaori, pour élucider les mystères qui l’entourent. Son arrivée à la capitale est l’occasion pour l’autrice de nous entraîner dans une seconde partie, très différente de la première, et bien plus marquée par la technologie. Cependant, pas de changement d’objectif pour notre danseuse, sa quête ne fait que continuer, dans un rythme très lent.

L’univers japonisant n’est pas celui qui m’attire le plus, mais la société décrite par Emilie Querbalec est intéressante et agréablement originale par ce mélange, entre les monts d’Automne où la technologie est très peu présente et où nos personnages vivent de manière assez simple, et le reste des mondes du Flux, avec une technologie bien plus visible.

Un des petits regrets que j’aurai par rapport à Quitter les monts d’Automne, c’est peut-être la romance lesbienne qui ne dit pas son nom. Attention, cette remarque est très personnelle, mais, faisant partie de la communauté LGBT+, je suis sensible à sa visibilité, et cette manière de dire les choses sans réellement le dire, me gène un peu. Après discussion avec l’autrice, il s’avère que c’est un choix de sa part, la société japonaise étant comme ça sur le sujet. Il faut donc faire avec 🙂

Pour autant, le roman d’Emilie Querbalec a été une très belle lecture pour moi, avec une écriture agréable, et, il est vrai, un rythme plus lent qu’à l’accoutumée, mais qui ne m’a pas dérangée pour autant. Amateur.ice.s d’univers asiatiques, Quitter les monts d’Automne vous plaira certainement !

D’autres avis : La geekosophe, Celindanaé, Chut Maman lit, Yuyine, Gromovar, OmbreBones, Tigger Lilly, Nevertwhere,  …

 

shaya

9 réflexions sur « Quitter les monts d’Automne d’Emilie Querbalec »

  1. Je suis ravie que tu aies aimé. (Pour ma part, je n’ai pas très envie, dans le sens qu’il ne me tente pas; mais je suis toujours ravie quand les autres apprécient un bouquin.) Trop fort que tu aies abordé le point de cette romance avec l’autrice! 🙂 🙂 Quand l’as-tu rencontrée?

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