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Feuilles fin 2012

(Oui, je triche. Mais y a trop de retard pour faire un truc mensuel complètement décalé. Pis c’est moi qui tiens la maison, et qui décide, na.)

 

  • La méthode Schopenhauer, d’Irvin Yalom : Second livre de l’auteur que je découvre, ce coup-ci, on part en psychiatrie, et on explore l’univers de Schopenhauer, personnage antipathique. Son oeuvre a l’air intéressante, pourtant il est bien facile d’apprécier le côté romancé. Nous suivons en fait un psychiatre, qui organise des séances de groupe. Passionnant pour le côté psychologie, même si c’est parfois difficile à suivre et quelque peu déprimant.

 

  • Marcus, de Pierre Chazal : Nous sommes dans la banlieue de Lille, et on suit un trentenaire, qui travaille sur les marchés, et qui va se retrouver du jour au lendemain à devoir s’occuper du fils d’une de ses meilleures amies, décédée. L’histoire donc d’un « père célibataire », qui va être contraint de revoir sa vie pour y intégrer un enfant. Une belle histoire d’amour filial, qui se lit très facilement, et qui est un beau premier roman.

 

  • Ici ça va, de Thomas Vinau : Ici, c’est l’installation d’un jeune couple à la campagne, plus précisément, dans une ancienne maison de campagne, où tout est à refaire ou presque. C’est poétique, ça parle de la campagne, du couple, des secrets de famille. Un roman qui ne m’a pas réellement marquée par son histoire, mais plus par sa légèreté.

 

  • Lame de fond, de Linda Lê : Ce fut mon premier roman d’elle, et un succès. Il était dans les dernières sélections pour recevoir un Goncourt, qui aurait été mérité à mon avis. L’auteur nous raconte ici la mort d’un homme, et sa dernière année de vie, par les points de sa fille, de sa femme, et de son amante. Cette multiplicité des points de vue est passionnante, puisqu’on découvre chaque fois de nouvelles facettes de la situation. Un passionnant roman qui mérite un moment de lecture.

 

  • Le bonheur conjugal, de Tahar Ben Jelloun : Encore un roman sur le couple ! Ce coup-ci, un homme d’une cinquantaine d’années nous raconte ses malheurs avec sa femme, nous explique en long, en large, et en travers, pourquoi c’est aujourd’hui la guerre entre eux. Et puisqu’il est handicapé, on le comprend. Jusqu’au moment où sa femme tombe sur le manuscrit, et décide d’y répondre, point par point. Résultat, le premier narrateur n’est plus aussi blanc qu’il voudrait nous le faire le croire, et finalement, le plaindre devient presque difficile. Un sympathique roman, où on peut bien se demander s’il faut prendre partie, et si oui, pour qui ? (et aussi, espérer que toutes les relations de couple ne sont pas aussi chaotiques !)

 

  • Peste et Choléra, de Patrick Deville : C’est l’histoire d’Alexandre Yersin, chercheur de l’institut Pasteur, et qui découvrira le bacille de la peste. Une biographie intéressante, mais qui s’adresse cependant plus à des passionnés de sciences et de biologie. Il est assez facile de plonger dans le roman, mais le personnage principal n’est pas vraiment attachant. Je le conseillerais donc aux amateurs de sciences qui souhaitent découvrir Yersin ou l’histoire de l’institut Pasteur !

 

  • La mécanique du ciel, de Tom Bulloughs : Un livre sur les étoiles, moi qui ait la tête dedans, ça aurait pu me plaire ! Malheureusement, l’alchimie n’a pas fonctionné, et même si j’ai poursuivi jusqu’au bout, ce fut avec difficulté. C’est pourtant un beau roman, sur un petit garçon devenu sourd, mais non, je ne suis pas parvenue à m’attacher au personnage, et le reste ne m’a pas convaincue.

 

  • Sacrifice, de Pierre Lemaître : Du polar, un peu de polar ! C’est la fin de la trilogie commencée avec Robe de mariée, et poursuivie avec Alex, et une nouvelle fois, on se régale. On apprend de nouvelles choses sur le personnage principal, on pleure avec lui, et on a peur. A lire sans souci pour les amateurs du genre, mais prenez garde à les lire dans l’ordre si vous ne voulez pas vous spoiler !

 

  • Les apparences, de Gillian Flynn : Un polar, encore un, et sur le couple, décidément, ça devait être ma thématique bien involontaire ! Une épouse disparaît et bien évidemment, on accuse le mari. Le truc intéressant de ce polar-ci, c’est qu’on découvre un couple où rien n’est ni blanc, ni noir, où personne ne dit vraiment la vérité. Très prenant.

 

  • Celles qui n’avaient jamais vu la mer, de Julie Otsuka : Un tout petit roman, magnifique, et à la fois horriblement triste. Il nous raconte l’arrivée aux USA de ces japonaises, qui viennent se marier à des hommes vus seulement en photographies, et qui ne correspondent pas du tout à ce qu’ils ont prétendu être. Elles ont quitté leur pays dans l’espoir d’une vie meilleure, et ce n’est pas vraiment ce qui les attend. Beau petit roman, mais triste.

 

  • Rue des voleurs, de Mathias Enard : On change de lieu, on part dans le printemps arabe, et on y suit le parcours d’un jeune homme qui tente de s’y retrouver comme il peut. Mis à la rue suite à des problèmes familiaux, c’est un personnage un peu perdu, qui essaye de s’en sortir. Poétique à souhait et très instructif.

 

  • La fille à la vodka, de Delphine de Malherbes : Un roman qui traite d’un sujet tabou, de l’alcoolisme. Plus précisément, de l’alcoolisme chez les femmes. On nous parle de la difficulté à se confier, à affronter ce mal terrifiant, dont personne ne parle ou presque. Magnifique roman.

 

  • Viviane Elisabeth Fauville, de Julia Deck : Une jeune mère sort d’un cabinet de psychanalyse, où elle vient de commettre un meurtre. Un tout petit roman (encore un) sur la psychologie, dont il est difficile de savoir quoi penser. Le retournement de situation est intéressant, on essaye de comprendre cette jeune femme un peu perdue, et c’est difficile. Pourtant, ce roman-là m’a bien plu !

 

  • END, de Barbara Canepa et Anna Merli : C’était la petite BD tentante. La couverture était jolie, ça avait l’air vaguement fantastique, alors je me suis dit, pourquoi pas ! Erreur. Difficile de dire si c’est moi ou pas, mais l’histoire n’était pas franchement facile à comprendre, et le graphisme a beau être sympathique, ça ne suffit pas. Tant pis pour moi !

 

  • Blue, de Kiriko Nananan : Une autre BD, ce coup-ci sur la découverte de l’homosexualité à l’adolescente. Pour le coup, l’histoire est intéressante. On s’attache à ces jeunes filles, on comprend leurs tourments, et c’est beau. Le bémol pour moi, c’est que si j’ai aimé le dessin, arriver à différencier correctement les personnages s’est révélé être un challenge par moment. Or, à force, c’est un peu contrariant ! Pourtant, ça reste une bd (ou un roman graphique ?) intéressante.

 

  • Le problème Spinoza, d’Irvin Yalom : Billet ici.

 

 

shaya

2 réflexions sur « Feuilles fin 2012 »

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