Miss Charity, de Marie-Aude Murail

 

Si je ne suis pas une fan de la littérature jeunesse, certains auteurs ont toujours réussi à me convaincre, et notamment Marie-Aude Murail. Elle a écrit des livres autant pour les plus jeunes que pour les adolescents, et de ceux que j’ai lu, aucun ne m’a déçu jusque là.

Miss Charity nous parle d’une enfant isolée, qui n’a pas vraiment d’amis, et qui, dans la bonne société anglaise des années 1880, est livrée à elle-même et à sa bonne un peu folle. Du moins, jusqu’à ce qu’elle découvre ce qui deviendra sa passion : le naturalisme. Quoi de mieux que d’étudier encore et toujours la faune à sa disposition ?

Grâce à sa bonne, elle apprend l’aquarelle, et passe une bonne partie de son temps à recueillir des animaux et nous entraîne dans son monde fantastique d’enfant.

On découvre ainsi un personnage curieux et d’une vive intelligence, qui n’attend qu’une chose : qu’on lui fournisse une occasion de satisfaire sa curiosité. Mais une telle passion, ça ne s’entretient pas facilement, et encore moins quand l’enfant devient jeune fille, et qu’il faut penser à l’intégration dans la bonne société anglaise.

A travers ce roman, l’auteur nous parle aussi de la place des femmes de science, et de celle de la femme àl’époque victorienne. En effet, Charity aura de grandes difficultés à faire admettre aux autres que son travail est tout aussi important et valable que celui d’un homme, mais la communauté scientifique de l’époque est-elle prête à l’admettre ?

Le roman est servi par la plume toujours aussi agréable de Marie-Aude Murail, qui rend ainsi hommage à Beatrix Potter, très connue aujourd’hui pour ses romans pour enfants. Un livre superbe, illustré par Philippe Dumas,  à place entre les petites et grandes mains, à partir de 11 ans.

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